«On a eu un bon congé après les fêtes, expliquait le guitariste Sébastien Lefebvre au bout du fil plus tôt cette semaine. Après, on a passé deux semaines au Brésil puis on est revenu à la maison pour travailler sur l'écriture de notre prochain album. On est reposé et en pleine forme.»
Le groupe aura un été assez québécois puisqu'ils offriront sept spectacles pendant la belle saison et six d'entre eux au Québec. Ça a commencé à Warwick, au Festival des fromages, jeudi soir. A suivi Montréal, au Virginfest, hier soir, puis Shawinigan, ce soir. Ils seront au Festival of Lights de Charlottetown, à l'Île du Prince-Édouard, le 3 juillet. Retour au Québec pour Les Grandes Fêtes de Rimouski, le 18 juillet, et puis, l'Expo agricole de Saint-Félicien, le 1er août et Osisko En Lumière, à Rouyn, le 6 août. Voilà pour leur été de spectacles pour l'instant. Shawinigan sera donc un des rares endroits pour les entendre en direct cet été.
Les musiciens n'ont eu besoin que de deux journées de répétition pour se remettre dans le bain. «On n'avait pas joué ensemble depuis avril, explique Lefebvre. On n'a pas eu besoin de travailler des choses spécifiques sur les chansons parce qu'on les connaît sur le bout des doigts. Le travail technique de fond, il a été fait au moment de la conception des chansons quand on a enregistré l'album. Là, on ne s'est attardé qu'aux endroits où ça accrochait un peu mais en général, on a simplement besoin de défiler les chansons du spectacle. Quand tu n'as pas joué depuis un bout de temps, ça prend une trentaine de minutes pour retrouver ton rythme et être totalement à l'aise.»
Comment était l'atmosphère? «La pièce dans laquelle on était a explosé, littéralement, de rigoler le guitariste. Je n'en croyais pas mes oreilles! C'était vraiment spécial. C'est toujours le fun de se retrouver ensemble à jouer. En plus, les festivals extérieurs, c'est vraiment trippant parce que c'est plus relax un peu. Le public est détendu et nous, on est là pour s'amuser plus que jamais sur la scène. On s'éclate avec le public qui est là pour le party. On est là pour faire monter le niveau de plaisir d'une coche supplémentaire. Nous, on ne demande que ça. L'été, c'est fait pour s'amuser, c'est sûr!»
La renommée du groupe est planétaire, on le sait, mais le musicien estime que le Québec est particulièrement réceptif. «On a fait une tournée canadienne en septembre dernier et on a fait deux fois le Centre Bell à Montréal. En plus, on est passé à Tout le monde en parle et les gens nous en ont beaucoup parlé par la suite. Il y a beaucoup d'intérêt pour Simple Plan au Québec présentement et ça tombe bien qu'on fasse plusieurs spectacles chez nous cet été. Les gens nous aiment encore ici et c'est un très bon feeling.»
Il reste que c'est différent d'autres régions du globe où ça prend parfois des proportion démesurées. «Au Brésil, les gens essayaient littéralement de nous arracher nos vêtements sur le dos et les filles voulaient absolument nous embrasser. C'était très intense. Ici, c'est moins fou mais on sent une certaine fierté. Le public est fier de nous et du succès qu'on a. C'est encore plus gratifiant de sentir ça.»
Le groupe a lancé son troisième album, éponyme, l'an dernier. Les ventes n'ont pas été à la hauteur des deux albums précédents qui s'étaient écoulés à un total de six millions d'exemplaires. Sébastien Lefebvre ne s'en fait pas. «L'industrie de la musique connaît de grandes difficultés, on le sait tous. Les ventes d'albums ne reflètent plus du tout la popularité d'un groupe dans un pays donné. Nos ventes d'albums ont diminué, mais c'est le cas pour tout le monde. On a plus de spectateurs à nos spectacles un peu partout dans le monde, y compris au Canada. La stratégie est en train de changer. Nous autres, on a toujours fait beaucoup de spectacles et on continue. En 2008, en tout et partout, on a passé 25 jours à la maison! On fait plus de 300 spectacles par année et on en a fait 150 dans la tournée internationale qui a suivi la sortie du dernier album. Si c'est sur scène qu'on peut rejoindre nos fans, on va le faire, pas de problème!»


